Accueillie au sein de l’unité de recherche Litt&Arts et avec le soutien de la SFR Création, Lili Fevre travaillera dans le Live Arts Lab à la mise en scène et à une adaptation d’un texte non dramatique, Le Soldat oublié de Guy Sajer dans le cadre de la recherche-création de sa thèse.

Sa recherche se déploie en trois grandes parties : l’irreprésentable comme impossibilité scénique (la question de l’échelle) ; l’irreprésentable comme immontrable (une approche éthique) et l’irreprésentable comme innommable (l’alexithymie). Son projet de recherche-création s’articule autour de ces axes qui servent d’appui à la réflexion et à l’expérimentation, permettant de tester au plateau les hypothèses de recherches et de déployer les concepts convoqués.
Pour ce projet, elle sera accompagnée d’Émilie Ménard, doctorante en sociologie et de Pauline Guillier, comédienne et acrobate, doctorante en Arts du spectacle favorisant ainsi un double ancrage dans le milieu artistique et le milieu de la recherche.

La dernière répétition sera ouverte au public, jeudi 20 février à 13h, afin de mettre en valeur le travail de l’équipe et son processus. Elle sera suivie d’un temps de rencontre où artistes et chercheurs pourront échanger et intervenir autour des concepts convoqués.

>> Interview de Lili Fevre pendant sa résidence à la MaCI

À PROPOS DE SA THÈSE

Lili Fevre est en troisième année de doctorat en Arts de la scène au sein du laboratoire Passages XX-XXI de l’université Lumière Lyon 2 sous la direction de Mireille Losco-Lena, professeure en études théâtrales et responsable du programme de recherche-création de l’ENSATT. Sa thèse L’irreprésentable sur la scène contemporaine : le cas des adaptations littéraires de textes non dramatiques porte sur les mises en scène de l’irreprésentable dans les adaptations de textes non-dramatiques sur la scène théâtrale contemporaine. Sa thèse apparaît comme une occasion de penser et d’éprouver des thématiques qui la poursuivent dans son travail artistique, notamment la question esthétique de l’échelle et celle, éthique, de la représentation de la violence. Le processus de recherche-création permet de poser des hypothèses auxquelles elle cherche à répondre par le plateau.

BIOGRAPHIE

© Kaita Tinkoff

Née en 1994, Lili Fevre est dramaturge, metteuse en scène, chorégraphe, comédienne et enseignante-chercheuse en arts du spectacle.
Elle entre en 2012 au Conservatoire du 10ème arrondissement à Paris où elle suit l’enseignement supérieur d’Art dramatique. Elle s’inscrit parallèlement dans un cursus universitaire en Études Théâtrales et est actuellement en doctorat à l’Université Lumière Lyon 2 où elle travaille, dans la prolongation de son mémoire, autour de la question de la mise en scène de l’irreprésentable par le récit et le témoignage sur la scène théâtrale contemporaine.
Elle travaille sur plusieurs projets en tant que comédienne (notamment dans La Maison du Castor Collectif présenté au TCI en 2017) ou comme chorégraphe (Les Six Frères Cygnes, mis en scène par Emma Lejeune et présenté à la Comédie Saint-Michel en 2017). En 2017 elle réalise aussi une performance sur l’objet au Théâtre de la Manufacture des Abbesses dans le cadre d’une commande de la part du théâtre.
En 2015, elle crée la compagnie AllOne et écrit, chorégraphie et met en scène son premier spectacle : AllOne présenté au Théâtre El Duende en 2017 et reprogrammé par Alain Desnot pour l’édition 2018 d’Un Festival à Villerville. C’est aussi dans le cadre du festival qu’elle crée son deuxième spectacle : Le temps de se dire au revoir, une forme courte pluridisciplinaire sur une plage.
En 2018, elle écrit Vos Mères ! Déclaration d’amour et de guerre à la généalogie, spectacle soutenue par les Ateliers Médicis et la DRAC Ile-de-France. En 2020, elle part au Groenland pour la résidence Artistes en Arctique de l’association Le Manguier, dans le cadre de laquelle elle développe des œuvres plurielles, aborde de nouveaux médias et continue d’ancrer son travail dans une démarche documentaire. En 2021, elle écrit et met en scène Si Icare ne s’était pas brûlé les ailes, avec le soutien de l’association Lézard de la rue et de la DRAC Occitanie.
Elle enseigne aujourd’hui à l’université (Paris III, Lyon II, Évry Saclay) en études théâtrales et à l’ENM de Lyon en Art dramatique.