Pour son troisième appel à candidatures Résidences pour les thèses en recherche-création, cinq projets ont été retenus par le jury de sélection du resCAM,réuni le 17 juin, et recevront une aide à la recherche.

Pour l’année universitaire 2026-2027, les doctorants et doctorantes lauréats sont :

Alice BOCCARA LEFEVRE, thèse intitulée À ma manière : incarner sa passion pour Dalida, un savoir-faire, un savoir-être, à l’Université de Rennes 2, sous la direction de Philippe Le Guern (Laboratoire de recherche PTAC), et au sein de l’École doctorale Arts, Lettres, Langues (ALL, ED 595), codirigée par Alice Aterianus-Owanga (Université de Neufchâtel), et en accueil au sein du Centre Norbert Elias (Marseille).
Elle sera accueillie au sein de la SFR Création de l’Université Grenoble Alpes pour créer un prototype de scénographie modulable, exposant différents objets de création (le diptyque L’amour, toujours, message à nos idoles, qui se compose d’un fanzine et d’un spectacle de cabaret drag ; un journal-vidéo ethnographique), à partir du fanzine L’Amour toujours existant, selon une esthétique du fragment, du collage et de la juxtaposition, posant à la fois un regard poétique et réflexif sur son processus de recherche ainsi que sur son sujet d’études – la passion populaire pour Dalida.

Loreleî DUPÉ, thèse intitulée Comprendre les mort·es de Patrick Kermann ? Expérimentation d’un nouvel espace dans le théâtre contemporain, sous la direction de Pierre Katuszewski (Laboratoire ARTES), à l’Université Bordeaux Montaigne et au sein de l’École doctorale Montaigne Humanités (ED 480).
Elle sera accueillie au sein du laboratoire CTELA de l’Université Côte d’Azur pour son projet Habiter le néant où elle mènera un travail de créations sonores et lumières, de scénographie et sur des costumes de matières.

Séverine HETTINGER, thèse intitulée Réseaux et maillages féministes : pratiques artistiques et écologiques de redistribution de la valeur, sous la direction de Valérie Michel-Fauré et Laure Levêque et au sein de l’École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (ED 509).
Elle sera accueillie au sein de la SFR Création de l’Université Grenoble Alpes pour écrire une pièce de théâtre sur la domination masculine dans l’Éducation nationale et l’importance des enseignements artistiques ainsi que sur son expérience d’enseignement avec un public divers.

Élina MARTINEZ, thèse intitulée Travailler la violence : Corps et Me Too Théâtre, sous la direction de Pierre Katuszewski (Laboratoire ARTES), à l’Université Bordeaux Montaigne et au sein de l’École doctorale Montaigne Humanités (ED 480).
Elle sera accueillie au sein de la SFR Création de l’Université Grenoble Alpes pour son projet Tiens-toi droite, une écriture de plateau pour une grande actrice, qui n’est finalement pas devenue basketteuse.

Stella MORETTI, thèse intitulée Les marges de la danse : corps, genre, circulations (1918-1935), sous la direction de Marina Nordera et Emmanuelle Delattre-Destemberg (Laboratoire CTELA) à l’Université Côte d’Azur et au sein de l’École doctorale Sociétés, Humanités, Arts et Lettres (SHAL) (ED 86).
Elle sera accueillie au sein du CEAC de l’Université de Lille pour son projet portant sur deux axes d’investigation complémentaires (pratiques à la marge ; phase expérimentale de recherche-création sur les corporalités féminines de l’entre-deux-guerres), articulés autour d’une question motrice : comment le corps peut-il devenir le site d’une enquête historique ?